Le diagnostic de la maladie cœliaque

Le diagnostic de la maladie cœliaque

En Europe la proportion de personnes présentant un risque de développer la maladie cœliaque est de 1/100, cependant seule une petite partie d’entre elles sont diagnostiquées.

Le diagnostic de la maladie cœliaque

En France on estime entre 10 et 20% le nombre de cœliaques diagnostiqués. Pour les 80 à 90% de malades qui s’ignorent  l’absence de diagnostic, et donc le non suivi de la maladie, peut entraîner des complications. Le diagnostic de la maladie cœliaque est de ce fait, très fortement recommandé.

Avant toute chose il est très important de ne pas arrêter le gluten avant d’être diagnostiqué. L’arrêt du gluten fausserait les résultats puisqu’il n’y aurait plus de signes de la réaction liée à l’absorption de gluten.

Pour confirmer le diagnostic, il n’y a pas un, mais plusieurs tests de dépistage différents à réaliser.

Le rendez-vous médical

Le médecin est le seul habilité à prescrire le test.

Lors de la visite médicale il posera des questions afin de chercher certains symptômes évocateurs : diarrhées, perte de poids, fatigue, ballonnement abdominal, maux de ventre, nausées et retards de croissance chez les enfants. Il s’intéressera également aux antécédents familiaux et au régime alimentaire (en particulier à la consommation d’aliments contenants du gluten).

La recherche d’anticorps spécifiques

Les maladies auto-immunes sont caractérisées par la production d’anticorps qui s’attaquent à l’organisme. Dans le cas de la maladie cœliaque, l’ingestion de la protéine provoque la synthèse d’anticorps qui s’attaquent aux transglutaminase et endomysium, c’est donc la présence d’anti-transglutaminase/endomysium qui est évaluée.

Les anticorps recherchés sont des immunoglobulines de classe A (IgA) car elles sont associées aux muqueuses. Cependant dans le cas d’un déficit en IgA (connu ou détecté lors du test) le résultat serait faussement négatif. Ce sont alors les immunoglobulines G (IgG), associées aux systèmes sanguin et lymphatique, qui seront recherchées

Ainsi si la présence d’IgA anti-transglutaminase ou d’IgA anti-endomysium ou d’IgG anti-transglutaminase ou d’IgG anti-endomysium, est confirmée le diagnostic se poursuit par une biopsie.

La biopsie

La biopsie est prescrite par un gastro-entérologue. Elle correspond à un prélèvement de tissus sous anesthésie de la partie haute de l’intestin grêle. Elle permet principalement de visualiser l’état de la muqueuse intestinale et de détecter une atrophie (disparition) des villosités intestinales.

Lorsque c’est le cas, le diagnostic est confirmé et le patient  est déclaré cœliaque. Il doit alors suivre un régime et éliminer de façon très stricte toute présence de gluten de son alimentation.

Et ensuite

Suite à la suppression du gluten du régime alimentaire, un contrôle est effectué afin d’établir l’arrêt de la production d’anticorps anti-transglutaminase ou anti-endomysium et la disparition des symptômes.

Ensuite un suivi de la maladie a lieu tous les ans par le contrôle du taux d’anticorps anti-transglutaminase ou anti-endomysium.

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