Les allergènes alimentaires

On trouve beaucoup moins d’allergiques au blé que d’allergiques au lait ou à l’œuf. Cette allergie est cependant en forte progression. Elle est plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte.

L’allergie alimentaire la plus précoce est l’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) qui représente 13% des allergies alimentaires des enfants en bas âge contre 5,4% de celles des adultes.
Cette allergie disparaît à 80% vers 4/5 ans si l’éviction des protéines mises en cause a été correctement réalisée.
L’allergie à l’œuf est l’allergie dominante des nourrissons entre 0 et 6 mois. Elle est la cause de 30% des allergies alimentaires des enfants et 7 à 8% de celles des adultes. L’œuf représente donc l’un des principaux allergènes chez l’homme.
La guérison de l’allergie à l’œuf est longue à obtenir : pour plus de la moitié des enfants, l’allergie persiste après 2 ans et demi d’éviction.

L’allergie à l’arachide représente actuellement la deuxième allergie alimentaire dans le monde.
A la différence de l’allergie à l’œuf ou au lait, l’allergie à l’arachide est durable. Elle représente 18% des allergies alimentaires infantiles contre (seulement) 1,1% des allergies alimentaires de l’adulte.

Malgré l’essor du soja en France, l’allergie correspondante demeure encore assez faible. Cependant les allergologues craignent un développement de cette allergie alimentaire dans les années à venir.
14 allergènes majeurs ont aujourd’hui été identifiés et sont ainsi à déclaration obligatoire.
Aux 5 évoqués précédemment, il faut ajouter les sulfites, les mollusques, les crustacés, les fruits à coque, la moutarde, le sésame, le lupin, le poisson et le céleri.


